CHAPITRE PREMIER : LA RENCONTRE
Bizarrement je me rappelle absolument de tout, des moindres paroles, des moindres regards, des moindres gestes échangés avec elle. Du premier jour au dernier, aucun détail ne m'a échappé et tout est à jamais encré dans mon c½ur et dans mon âme.
Ce jour là il faisait très chaud, j'étais assis sur un banc dans le parc, je regardais les dessins que faisaient les rayons de soleil sur l'eau. Et puis surtout j'attendais Tom, un de mes meilleurs amis. Il devait me livrer ma dose. A ce moment précis j'étais loin de m'imaginer que celle qu'il allait m'offrir serait différente de l'habituelle. Pourtant, après une heure d'attente il est arrivé, catastrophé. Il s'est assit à mes côtés et il a regardé les dessins sur l'eau.
Georg : Alors ?
Tom : C'est beau.
Georg : Je ne te parle pas de ça.
Tom : Je sais... Yann c'est fait chopper ce matin. Une heure avant notre rendez vous. Désolé. J'ai plus rien.
Georg : Putain. Va falloir se trouver quelqu'un d'autre maintenant. Ca fait chier c'était le moins cher ! Qu'est ce qu'il a fait pour se faire prendre ?
Tom : D'après ce que j'ai compris il en a refilé à un flic ce con.
Georg : Quoi ?!
Tom : Ouai... Le mec c'est fait passé pour un bon client et au moment de recevoir sa marchandise ben Yann c'est fait coffrer.
Georg : Et merde...
Après ça il m'a demandé de le suivre, il avait quelqu'un à me présenter. A vrai dire j'avais envie de ne voir personne, et encore moins faire de nouvelles rencontres mais vous verrez par la suite comme Tom peut être persuasif quand il le veut. Je l'ai donc suivis, et après 10 minutes de marche silencieuse nous sommes arrivés dans une espèce de hangar, on aurait même dit qu'il était abandonné. Ensuite, il a ouvert la grande porte métallique -non sans mon précieux coup de main - et nous sommes entrés. Au milieu de la grande pièce se tenait debout un homme, il devait avoir la cinquantaine environ, grisonnant, légèrement dégarnit sur le dessus de la tête, à la mine plutôt sympathique.
Homme : Bonjour Tom, Bonjour monsieur.
Georg : Georg. Enchanté.
Tom : Je te présente Monsieur Gouardin, je l'ai rencontré y'a 1 semaine quand j'étais au concert du bar avec Bill et en parlant il nous a parlés de ce hangar.
Georg : Et ?
Homme : Tom m'as alors parlé de votre jeune groupe. Il m'a dit que vous cherchiez un local où répéter et organiser quelques rassemblements. Je n'utilise plus cette vieille bâtisse depuis un moment maintenant. Ca me ferait plaisir qu'elle serve à une petite bande de jeunes musiciens comme vous.
Tom : Et Gratuitement en plus!
Georg : Wouaw mais c'est génial ça Tom ! Cet endroit est parfait.
Homme : Je suis content que cela vous plaise. Allez venez je vous invite à boire quelques choses chez moi. J'habite à 2 pas d'ici.
Nous avons suivis Mr Gouardin, qui sur le chemin nous a raconté sa petite histoire. Le hangar a servis à vraiment plein de choses, à la base c'était un garage, ensuite il a été transformé en entrepôt, et puis pendant 10 ans Monsieur Gouardin en a fait un refuge pour animaux. Il nous a expliqué qu'il en a eu l'idée en allant au cirque, quand il a vu le dompteur frappé sur un petit lionceau. Il a toute suite acheté ce petit au cirque, et il l'a sevré parait-il, avec sa fille. Je me rappelle de la lueur qu'il avait dans ses yeux quand il parlait d'elle. Il l'aimait plus que tout. C'était sont trésor, ça beauté Comme il disait souvent.
Quand nous sommes arrivés chez lui, sa femme nous a chaleureusement accueillis, en faite, dans cette maison tout paraissait si chaleureux, si douillet, je m'y sentais si bien, on aurait pu comparer ça à vous savez ? Les petits foyers parfaits que l'ont voient à la télévision...c'est vrai que vu comme ça, ça peut paraître cul-cul, mais ça ne l'était pas rassurez-vous.
Après avoir fait plus ample connaissance avec notre propriétaire nous sommes sortit ; et c'est là que je l'ai croisée la première fois... Elle était plus petite que moi, fine, des yeux bleus qui ressortaient fort grâce à ses cheveux noir jet qui était en parfait contraste avec son visage pâle.
Elle tenait dans ses main une petite boite en fer ronde et dessus était dessiné un vieux manège.
Il n'a suffit que d'un regard, la voilà qu'elle se mettait à rougir. Qu'elle était belle.
Elle : Désolé de vous avoir bousculé.
Tom : C'est pas grave t'inquiète.
Mr Gouardin : Ma fille, Leila.
Georg : Enchanté Leila.
Mr Gouardin : Et Voici les nouveau locataire du hangar.
Leila : Du hangar ?...
C'est un air triste qui venait maintenant d'envahir sont si beau visage...
Mon c½ur c'est mit à battre, courir comme jamais. Je n'avais qu'une seule envie, la serrer fort dans mes bras, la protégée. Elle paraissait si fragile...